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Assainissement

  • 2013
  • 2015
  • 2019
  • 2026

Atlas [[currentYear]] — Ce qu'il faut retenir

UNE COMPÉTENCE MASSIVEMENT INTERCOMMUNALE

Selon notre enquête, l’intercommunalité est l’autorité compétente dans plus de 80 % des grandes villes. En effet, la plupart des grandes villes ont confié l’activité assainissement et traitement des eaux à leur EPCI, communauté urbaine et communauté d’agglomération, ou à des syndicats plus vastes comme en Ile de France avec le SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne), compétent pour l’assainissement de plus de 180 communes.

ÉQUILIBRE ENTRE LA GESTION DIRECTE ET LA GESTION DÉLÉGUÉE

Pour le secteur de l’assainissement, 42 % des grandes villes ont recours à la gestion directe, 35 % recourent à la gestion déléguée et 23% combinent les deux modes de gestion. Par ailleurs, certains EPCI ont étendu la gestion déléguée à l’assainissement non collectif qui concerne des zones d’habitat peu dense de leur territoire.

DES OPÉRATEURS PRIVÉS ACTIFS, MÊME EN CAS DE GESTION DIRECTE

Les villes qui ont repris en gestion directe l’ensemble de l’activité eau, distribution et assainissement, sous forme de régie ou de société publique locale, continuent le plus souvent à travailler avec les entreprises privées spécialisées sous forme de marchés d’exploitation ou de prestations.

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UNE COMPÉTENCE MAJORITAIREMENT INTERCOMMUNALE

L’intercommunalité est l’autorité compétente dans plus de 71 % des villes de plus de 40 000 habitants. Beaucoup d’entre elles ont confié l’activité assainissement et traitement des eaux à leur communauté ou métropole, mais aussi à des syndicats plus vastes comme en Ile-de-France avec le SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne), compétent pour l’assainissement de plus de 180 communes. À noter que l’assainissement reste une compétence intercommunale moins forte dans les villes de moins de 100 000 habitants que dans celles de plus de 100 000 habitants (60 % contre 80 %).

DAVANTAGE DE GESTION DIRECTE DANS LES VILLES DE MOINS DE 100 000 HABITANTS

On observe un équilibre entre gestion déléguée (39 %) et gestion directe (39 %) pour la gestion de l’assainissement. Toutefois, on recourt davantage à la gestion directe dans les villes de moins de 100 000 habitants (45 %). 22 % des villes ont choisi une gestion combinée.

DES MARCHÉS PUBLICS POUR LES OPÉRATEURS EN CAS DE GESTION DIRECTE

Comme pour d’autres secteurs de la gestion des services publics, on constate que la réversibilité des modes de gestion de l’assainissement est moins forte dans les villes de moins de 100 000 habitants. Notons que, quelle que soit leur taille, les villes qui ont repris en gestion directe l’ensemble de l’activité eau, distribution et assainissement, sous forme de régie ou de société publique locale, continuent à avoir recours aux opérateurs spécialisés. Elles le font alors sous forme de marchés d’exploitation ou de prestations.

IMPACT DE LA RÉFORME TERRITORIALE

La loi Notre prévoit que l’intégralité des communes devront avoir transféré leur compétence assainissement à leur intercommunalité, au plus tard au 1er janvier 2020. Ce transfert, déjà effectif en ce qui concerne les communautés urbaines est obligatoire dès le 1er janvier 2016 pour les Métropoles de droit commun, la Métropole de Lyon et la Métropole d’Aix-Marseille-Provence. Des dispositions particulières pour la Métropole du Grand Paris, transfèrent cette compétence aux nouveaux Etablissements Publics Territoriaux au plus tard le 1er janvier 2018. A noter que jusqu’à cette date, les intercommunalités se substituent aux communes au sein des syndicats au périmètre plus vaste.

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UNE COMPÉTENCE TOUJOURS MASSIVEMENT INTERCOMMUNALE

Plus encore que la distribution de l’eau, l’assainissement est une compétence intercommunale (81%). Seulement 16% des villes assurent l’assainissement à l’échelle communale. L’assainissement est aussi produit par des syndicats au périmètre plus vaste dans 4% des cas, mais le transfert aux EPCI va s’amplifier puisque la loi NOTRe prévoit le transfert obligatoire de cette compétence vers les EPCI à fiscalité propre à compter du 1er janvier 2020, même si un délai de six ans supplémentaires est possible en cas de minorité de blocage.

VERS UN ÉQUILIBRE ENTRE LES MODES DE GESTION

À quelques points près, gestion directe, gestion déléguée et mixité des modes de gestion se partagent à égalité les faveurs des villes et des EPCI. Depuis la première édition de l’Atlas en 2013, notre panel s’est élargi à des territoires moins grands, mais quelle que soit leur taille on constate une tendance continue à la baisse de la gestion directe. La mixité des modes de gestion public-privé dans une même intercommunalité découle souvent de l’évolution des périmètres des EPCI par fusion de communes et EPCI qui avaient fait des choix de gestion différents.

PEU DE REMISE EN QUESTION DES MODES DE GESTION

La réflexion sur l’évolution des modes de gestion et leur changement éventuel concerne moins d’un cinquième des villes et des intercommunalités. La plupart des responsables territoriaux qui envisagent des évolutions font surtout remarquer la nécessité d’unifier la gestion de l’assainissement à l’issue du processus de transfert aux nouvelles intercommunalités.

Atlas [[currentYear]] — Ce qu'il faut retenir

UNE COMPÉTENCE TRÈS LARGEMENT INTERCOMMUNALE

L’assainissement, à l’instar de la distribution de l’eau, relève désormais très majoritairement du bloc intercommunal : 91 % des territoires sont couverts par des EPCI, tandis que 7 % des communes continuent d’exercer directement cette compétence et 2 % relèvent de situations partagées. Le transfert obligatoire de l’assainissement aux EPCI à fiscalité propre, instauré par la loi NOTRe, a fortement consolidé cette organisation. Si cette dynamique de mutualisation est aujourd’hui dominante, des évolutions territoriales demeurent possibles, en fonction des spécificités locales et des configurations héritées.

 

UNE RÉPARTITION ÉQUILIBRÉE ENTRE LES MODES DE GESTION

Les modes de gestion dans l’assainissement se caractérisent par une répartition relativement équilibrée entre gestion directe, gestion déléguée et modèles combinés. En 2025, 32 % des territoires ont recours à la gestion déléguée — les opérateurs délégataires assurant à eux seuls le service pour environ 40 % de la population nationale — tandis que 37 % privilégient la gestion directe. Les configurations combinées demeurent significatives (30 %), traduisant l’hétérogénéité des situations au sein des intercommunalités, souvent liée à des regroupements récents ou à des choix historiques de gestion différenciés.

 

UNE RELATIVE STABILITÉ DES MODES DE GESTION

Après une légère progression de la gestion déléguée entre 1990 et 2015 (de 36 % à 39 %), la répartition des modes de gestion s’est stabilisée à partir de 2019, avec une montée progressive de la gestion directe et un recul des modèles combinés. En 2019, 39 % des territoires relevaient d’une gestion combinée, 30 % d’une gestion déléguée et 31 % d’une gestion directe. En 2025, la gestion combinée recule nettement (30 %), tandis que la gestion directe progresse pour atteindre 37 %.
Depuis 2019, 28 % des collectivités ont modifié leur mode de gestion ou envisagent de le faire à court terme, la encore dans le cadre de l’adaptation aux nouvelles configurations intercommunales ou lors du renouvellement des contrats de délégation. Ces évolutions témoignent d’une réversibilité effective des modes de gestion, intégrée aux stratégies locales sans remettre en cause l’équilibre global du secteur.

Le saviez-vous

Tendances et chiffres clés en [[ currentYear ]]

Notre échantillon porte sur [[ texts.total ]] collectivités.

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