Distribution de l'eau
- 2013
- 2015
- 2019
- 2026
Atlas [[currentYear]] — Ce qu'il faut retenir
UNE COMPÉTENCE INTERCOMMUNALE
Sur l’ensemble des grandes villes, 66% d’entres elles ont transféré la compétence de la distribution de l’eau à leur Intercommunalité, 24% continuent d’exercer seule la compétence et 10% partagent cette compétence avec leur Intercommunalité.
UN SERVICE MAJORITAIREMENT DÉLÉGUÉ
52 % des grandes villes et agglomérations délèguent leur service de distribution de l’eau à des opérateurs. 34 % d’entre elles gèrent en direct leur service, faisant néanmoins souvent appel à des industriels et des opérateurs via les marchés publics. Enfin, 14 % des grandes villes combinent les deux modes de gestion.
RÉFLÉXION SUR LE MODE DE GESTION
Un tiers des grandes villes réfléchit à un changement de leur mode de gestion actuel de la distribution de l’eau. Pour autant, on constate qu’il n’y a pas de corrélation entre l’orientation politique de la collectivité et son choix du mode de gestion qu’il soit en régie ou en gestion déléguée.
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UNE COMPÉTENCE DE PLUS EN PLUS INTERCOMMUNALE
Sur l’ensemble des villes, 65 % d’entre elles ont transféré la compétence de la distribution de l’eau à leur intercommunalité ou à un syndicat, 31 % continuent d’exercer seules la compétence à l’échelon communal et 4 % partagent cette compétence avec leur intercommunalité. Toutefois, dans les villes de moins de 100 000 habitants, communes et intercommunalités exercent cette compétence pratiquement à part égale, avec respectivement 39 % et 37 %, et dans 24 % des cas, la compétence est transférée à un syndicat au périmètre plus étendu.
UN SERVICE SOUVENT DÉLÉGUÉ ET DES PRESTASTIONS D'ENTREPRISES MÊME EN GESTION DIRECTE
57 % des villes et agglomérations délèguent leur service de distribution de l’eau à des opérateurs. 29 % d’entre elles gèrent en direct leur service, faisant néanmoins souvent appel à des industriels et des opérateurs via les marchés publics. Enfin, 14 % des villes combinent les deux modes de gestion directe et déléguée. La délégation de service public est plus forte dans les villes de moins de 100 000 habitants (60 % contre 52 % dans les villes de plus de 100 000 habitants).
RÉFLEXION SUR LA RÉVERSIBILITÉ DU MODE DE GESTION
Un quart des villes réfléchit à un changement de leur mode de gestion actuel de la distribution de l’eau. La réflexion sur la “remunicipalisation“ est plus forte dans les villes de plus de 100 000 habitants (un tiers d’entre elles). On constate qu’il n’y a pas de corrélation entre l’orientation politique de la collectivité et son choix du mode de gestion, qu’il soit en régie ou en gestion déléguée. Dans ce secteur comme dans beaucoup d’autres, on observe une plus grande stabilité des modes de gestion dans les villes de moins de 100 000 habitants, les équilibres restant même pratiquement identiques entre 1990 et 2014, avec un léger transfert de la gestion directe vers des combinaisons entre modes de gestion directe et déléguée
IMPACT DE LA RÉFORME TERRITORIALE
La loi Notre du 7 août 2015 prévoit que l’intégralité des communes devront avoir transféré leur compétence « distribution de l’eau » à leur intercommunalité, au plus tard au 1er janvier 2020. Ce transfert, déjà effectif en ce qui concerne les communautés urbaines est obligatoire dès le 1er janvier 2016 pour les Métropoles de droit commun, la Métropole de Lyon et la Métropole d’Aix- Marseille-Provence. Des dispositions particulières pour la Métropole du Grand Paris, transfèrent cette compétence aux nouveaux Etablissements Publics Territoriaux au plus tard le 1er janvier 2018. Jusqu’à cette date, les intercommunalités se substituent aux communes au sein des syndicats au périmètre plus vaste.
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UNE COMPÉTENCE INTERCOMMUNALE APPELÉE À SE GÉNÉRALISER
Les intercommunalités assurent déjà majoritairement la responsabilité de la distribution puisqu’elles sont compétentes dans 67% des cas quand les communes ne le sont qu’une fois sur trois. Les syndicats représentent encore 13% et il convient de rappeler qu’un des objectifs de la loi NOTRe était la réduction drastique du nombre de syndicats. La loi NOTRe prévoit le transfert obligatoire de cette compétence vers les EPCI à fiscalité propre à compter du 1er janvier 2020, même si cette évolution peut être retardée par les dispositions de la loi du 3 août 2018 qui accorde un délai jusqu’au au 1er janvier 2026 en cas de minorité de blocage au sein du conseil communautaire de l’EPCI.
LA GESTION DIRECTE RESTE MINORITAIRE
Un quart des villes et agglomérations assurent entièrement la distribution de l’eau en gestion directe. La gestion déléguée concerne aujourd’hui 33% des territoires mais il convient de préciser que dans 42% des cas, il y a une mixité de ces deux modes de gestion pour cette politique publique. Cela s’explique notamment par la fusion dans un même EPCI de communes ou anciennes intercommunalités qui avaient des modes de gestion différents. L’homogénéisation pourrait intervenir progressivement en fonction des renouvellements de contrats et des investissements nécessaires.
STABILITÉ DES MODES DE GESTION
La réflexion sur l’évolution et le changement des modes de gestion concerne aujourd’hui moins de 20% des villes et des EPCI. Rappelons que dans la première édition de l’Atlas (qui concernait alors uniquement des villes de plus de 100 000 habitants), le débat sur le changement de mode de gestion concernait 33% des territoires.
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UNE COMPÉTENCE MAJORITAIREMENT INTERCOMMUNALE, MAIS MARQUÉE PAR DES CONFIGURATIONS HYBRIDES
La distribution de l’eau est aujourd’hui majoritairement assurée par les EPCI, qui exercent cette compétence dans 85 % des territoires. Cette organisation résulte des dynamiques de mutualisation engagées depuis plusieurs décennies et renforcées notamment par la loi NOTRe qui prévoyait un transfert obligatoire de ces compétences à l’échelon intercommunal au 1er janvier 2026. Toutefois, cette intégration complète a été interrompue par la loi n°2025-327 du 11 avril 2025 visant à assouplir la gestion des compétences « eau » et « assainissement ». Il en résulte le maintien de situations mixtes : certaines communes ou syndicats continuent d’assurer la distribution de l’eau, notamment en régie ou au sein de syndicats intercommunaux spécialisés. Les compétences partagées traduisent ainsi la diversité des organisations héritées des regroupements intercommunaux et la coexistence de modèles de gestion différenciés au sein d’un même territoire.
UNE PRÉDOMINANCE DE LA GESTION DÉLÉGUÉE, MALGRÉ UNE REMONTÉE DE LA GESTION DIRECTE
La gestion déléguée demeure le mode de gestion le plus répandu pour la distribution de l’eau, concernant 44 % des territoires, tandis que 32 % des collectivités ont recours à une gestion directe. Les modèles combinés représentent encore 23 % des situations, généralement en raison de choix historiques liés au regroupement progressif des services au sein des EPCI. Ces configurations ont vocation à s’harmoniser dans le temps, à l’occasion du renouvellement ou de la remise en concurrence des contrats.
À l’échelle nationale, autour de 55 % de l’eau potable est aujourd’hui distribuée dans le cadre de contrats de gestion déléguée, principalement par des opérateurs privés. Selon le récent rapport de l’IGD « La gestion de l’eau aux défis de la sobriété », les collectivités qui optent pour la régie invoquent principalement la continuité du service, la satisfaction vis-à-vis du mode de gestion existant et la volonté de conserver la maîtrise locale, notamment en s’appuyant sur les compétences des PME du territoire. À l’inverse, le recours à la gestion déléguée répond à des enjeux de compétitivité tarifaire, de mutualisation des moyens, d’expertise technique (pollutions complexes, gestion de crise), d’innovation, d’externalisation des risques et de capacité de financement des investissements, ainsi que de gestion de la relation usagers.
DES ÉVOLUTIONS RÉCENTES MARQUÉES PAR UN REGAIN D’INTÉRÊT POUR LA GESTION DIRECTE
Si la gestion déléguée reste majoritaire, la gestion directe progresse, passant de 25 % en 2019 à 32 % en 2025 sur l’échantillon observé. Cette évolution est fréquemment motivée par la recherche d’un meilleur prix de l’eau pour les usagers et par une volonté accrue de pilotage public. Cette dynamique pourrait se poursuivre à court terme, dans la mesure où 32 % des collectivités déclarent avoir changé de mode de gestion depuis 2019 ou engagé une réflexion en ce sens dans le cadre de la réorganisation des compétences au sein des EPCI ou à l’approche d’échéances contractuelles prochaines, traduisant une réversibilité désormais pleinement intégrée aux stratégies locales.
Le saviez-vous
Tendances et chiffres clés en [[ currentYear ]]
Notre échantillon porte sur [[ texts.total ]] collectivités.
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