Avec le soutien de

En collaboration avec

Axe Image - La Communication Publique

Valorisation des déchets

  • 2013
  • 2015
  • 2019
  • 2026

Atlas [[currentYear]] — Ce qu'il faut retenir

UNE COMPÉTENCE PRINCIPALEMENT INTERCOMMUNALE

Dans 58 % des grandes villes, la valorisation des déchets a été transférée à l’échelon communautaire et dans 38 % à des syndicats au périmètre plus vaste que l’agglomération. C’est notamment le cas dans la première couronne d’Ile-de-France.

MODES DE GESTION MULTIPLES

Pour la valorisation des déchets, on recense une large variété de modes de gestion selon les différentes technologies utilisées (incinération avec valorisation énergétique, centres de tri, compostage, déchetteries, …). Pour le tri, on peut faire appel à des entreprises d’insertion. Pour l’incinération, qui implique des équipements complexes et un savoir-faire industriel, on a principalement recours à la gestion déléguée, directement par DSP à des opérateurs privés ou par l’intermédiaire d’une SEM.

UN RECOURS À LA GESTION DÉLÉGUÉE

Depuis plus de 20 ans Depuis 1990, la majorité des collectivités ont recours à ce mode de gestion sans le remettre en cause. Comme pour la collecte des déchets, la valorisation n’est pas un objet de débat politique. Quand il y a débat, c’est le plus souvent sur des choix de filières, de mises aux normes ou de technicité des équipements.

Atlas [[currentYear]] — Ce qu'il faut retenir

UNE COMPÉTENCE MASSIVEMENT INTERCOMMUNALE

La compétence de la valorisation des déchets échoit majoritairement aux intercommunalités et à des syndicats au périmètre plus vaste que l’agglomération, puisqu’ils représentent à eux seuls 96 % des structures compétentes. Avec 4 %, la part des communes est marginale.

MODES DE GESTION MULTIPELS

Les modes de gestion varient selon les différentes technologies et filières utilisées pour la valorisation des déchets. Ainsi, les villes peuvent faire appel à des entreprises d’insertion pour le tri et à des opérateurs industriels pour l’incinération. Dans ce cas qui implique des équipements plus complexes et un savoir-faire industriel, les collectivités ont recours à la gestion déléguée, directement par DSP à des opérateurs ou par l’intermédiaire d’une SEM. Notons que la gestion déléguée est choisie par 50 % des collectivités de moins de 100 000 habitants, alors que la gestion directe recueille 32 % des suffrages. La combinaison des deux modes de gestion est privilégiée par 11 % des collectivités de cette strate démographique, alors que le pourcentage s’élève à 26 % pour les villes de plus de 100 000 habitants.

DES CHOIX ESSENTIELLEMENT TECHNIQUES AU-DELÀ DES MODES DE GESTION

La réflexion porte le plus souvent sur des choix de filières, de mises aux normes ou de technicité des équipements. Dans ce secteur, on observe une combinaison croissante des deux modes de gestion, directe et déléguée, notamment dans le domaine des déchetteries et des centres de tri.

IMPACT DE LA RÉFORME TERRITORIALE

Alors que cette compétence était à ce jour obligatoirement transférée aux communautés urbaines, ce transfert est élargi aux Métropoles, mais aussi aux communautés de communes et aux communautés d’agglomération, à compter du 1er janvier 2017.

Atlas [[currentYear]] — Ce qu'il faut retenir

L’ÉCHELON INTERCOMMUNAL DOMINANT

Avant même que la loi NOTRe n’impose le transfert de cette compétence vers les EPCI à fiscalité propre à compter du 1er janvier 2020, la part des communes était insignifiante : elle ne dépasse pas 2% en 2018. Les EPCI sont majoritaires mais les responsables territoriaux ont souvent choisi de s’organiser en syndicats intercommunaux aux périmètres plus vastes (44%) pour avoir des équipements adaptés aux volumes de déchets à valoriser.

LA GESTION DÉLÉGUÉE S’IMPOSE PROGRESSIVEMENT

Depuis le début des années quatre-vingt-dix, le recours aux entreprises délégataires est de plus en plus important dans la valorisation des déchets. Il est passé de 37% en 1990 à 42% en 2018 au détriment de la gestion directe, en recul de plus de dix points.

LA RÉVERSIBILITÉ DES MODES DE GESTION PEU ACTIVE

11% des intercommunalités envisagent aujourd’hui de modifier leurs modes de gestion. Ce faible taux correspond surtout à une réflexion technique sur des choix de filières, de mise aux normes et de technicité des équipements.

Atlas [[currentYear]] — Ce qu'il faut retenir

UNE COMPÉTENCE MAJORITAIREMENT PORTÉE PAR LES EPCI

La valorisation des déchets relève très largement du niveau intercommunal : 83 % des territoires confient cette compétence à un EPCI, tandis que 13 % ont une compétence partagée et 3% continuent de l’exercer au niveau communal. Cette organisation s’explique par l’extension progressive des compétences intercommunales, souvent via des syndicats ou des regroupements d’agglomérations, afin de mutualiser les infrastructures et d’atteindre une taille critique suffisante. La loi NOTRe a renforcé cette dynamique en rendant obligatoire le transfert de la compétence vers les EPCI à compter de 2020, consolidant ainsi une gouvernance intercommunale adaptée aux enjeux techniques et environnementaux de la valorisation des déchets.

 

UNE PRÉDOMINANCE DE LA GESTION DÉLÉGUÉE

Les modes de gestion de la valorisation des déchets sont désormais dominés par la gestion déléguée, qui concerne 60 % des territoires en 2025. La gestion directe ne représente plus que 23 % des cas, tandis que les modèles combinés atteignent 16 %, traduisant une hybridation croissante des organisations.

Sur le temps long, la gestion déléguée demeure le modèle de référence du secteur, oscillant entre 42 % et 60 % depuis 1990, confirmant le rôle central des opérateurs privés dans l’exploitation des unités de tri, de valorisation énergétique ou organique. À l’inverse, la gestion directe, historiquement significative (42 % en 1990), recule progressivement, illustrant un désengagement relatif des collectivités face à la technicité croissante des installations et aux investissements requis. La montée des modèles combinés témoigne d’une diversification des modèles de coopération public-privé et d’une recherche de montages plus souples au sein des intercommunalités.

 

UNE FORTE STABILITÉ DES MODES DE GESTION, MALGRÉ DES AJUSTEMENTS MARGINUX

Les évolutions récentes demeurent limitées : depuis 2019, seules 8 % des collectivités ont modifié leur mode de gestion de la valorisation des déchets ou envisagent de le faire. À l’inverse, près de 70 % des territoires ont conservé leur organisation existante, traduisant une stabilité marquée des pratiques. Cette inertie relative s’explique par la durée des contrats en cours, le caractère fortement capitalistique des installations et la spécialisation des opérateurs impliqués.

Les ajustements observés s’inscrivent principalement dans des logiques d’optimisation ou de renouvellement contractuel, plutôt que dans des transformations structurelles, confirmant une réversibilité possible, mais encadrée des modes de gestion dans ce secteur stratégique de l’économie circulaire.

Le saviez-vous

Tendances et chiffres clés en [[ currentYear ]]

Notre échantillon porte sur [[ texts.total ]] collectivités.

  • [[ mode.name ]] - [[ mode.percent ]]%

[[ texts.kf_figure ]]