Stationnement
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Atlas [[currentYear]] — Ce qu'il faut retenir
UNE MONTÉE EN PUISSANCE DE L'INTERCOMMUNALITÉ
Ce secteur qui était traditionnellement de compétence communale évolue rapidement. Ainsi, 47 % des grandes villes partagent cette compétence avec leur EPCI. Souvent, la gestion de stationnement sur voirie reste communale tandis que les parcs en ouvrages sont confiés à l’EPCI. Cette évolution vers l’intercommunalité s’explique par l’intégration de la politique de stationnement dans la politique globale de mobilité urbaine.
UN CHOIX DU MODE DE GESTION VARIANT SELON LE TYPE DE STATIONNEMENT
Le stationnement de voirie est majoritairement en gestion directe alors que le stationnement en ouvrage est majoritairement délégué. Depuis quelques années, à l’instar des villes moins importantes, les grandes villes délèguent l’ensemble de leur stationnement (en surface et en ouvrage). Enfin, plus d’un tiers des collectivités ont recours à la gestion combinée en raison de la diversité des modes de stationnement et de leurs modèles économiques.
UN QUART DES GRANDES VILLES EN RÉFLEXION SUR LEUR MODE DE GESTION
On observe aujourd’hui une tendance à la délégation pour l’ensemble de la politique de stationnement, parfois liée à la politique de transport pour avoir une approche globale de la mobilité à l’échelle de l’agglomération. Cette réflexion, en plus des raisons exposées plus haut, est encouragée par l’apparition de nouvelles activités : auto partage, équipement de recharge pour l’électro mobilité, ...
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UNE COMPÉTENCE PROGRESSIVEMENT PARTAGÉE AVEC L'INTERCOMMUNALITÉ
Si le stationnement reste une compétence communale plus forte dans les villes de moins de 100 000 habitants (93 %), en revanche dans celles de plus de 100 000 habitants, les communes sont 47 % à partager cette compétence avec leurs intercommunalités. La répartition s’opère entre la gestion de stationnement sur voirie qui reste souvent communale tandis que les parcs en ouvrages sont confiés à l’EPCI. La gestion du stationnement est de plus en plus intégrée aux politiques de mobilité urbaine, ce qui peut expliquer la montée en puissance de l’intercommunalité.
DES MODES DE GESTION DIFFÉRENTS POUR LE STATIONNEMENT SUR LES VOIRIE EN OUVRAGE
Pour les politiques de stationnement, il est important de différencier le stationnement sur voirie et le stationnement en ouvrage, c’est-à-
gestion des parkings. Dans la majorité des villes, le stationnement sur voirie reste en gestion directe ou en prestation de services, alors que le stationnement en ouvrage est souvent délégué. On constate, toutefois, que les grandes villes délèguent de plus en plus l’ensemble de leur stationnement (en voirie et en ouvrage), une évolution moins marquée dans les villes de moins de 100 000 habitants, mais qui pourrait s’accentuer avec la dépénalisation du stationnement. Près d’un tiers des collectivités pratiquent la gestion combinée, adaptée à la diversité des modes de stationnement et de leurs modèles économiques, avec par exemple la délégation pour les parkings de centre-ville et la gestion directe pour les parcs-relais en périphérie.
RÉFLEXION SUR LES MODES DE GESTION ET LES SERVICES LIÉS AU STATIONNEMENT
22 % des villes réfléchissent à l’évolution de leur mode de gestion. La dichotomie entre stationnement sur voirie et en ouvrage s’estompe
avec une tendance à la délégation pour l’ensemble de la politique de stationnement, parfois liée à la politique de transport et aux évolutions technologiques concernant le paiement du stationnement. Les collectivités recourent aussi, dans le cadre de marchés publics, à des entreprises pour le télépaiement du stationnement sur voirie.
IMPACT DE LA LOI MAPTAM
La réforme de la décentralisation-dépénalisation du stationnement alimente la réflexion des responsables territoriaux sur les nouveaux modes de gestion qui pourront être mis en œuvre pour la voirie.
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UNE COMPÉTENCE TRÈS MAJORITAIREMENT COMMUNALE
Les maires veulent garder la main sur les politiques de stationnement, un sujet toujours sensible dans la relation aux habitants et aux usagers de l’espace public. Sans surprise, la compétence reste pilotée à l’échelon communal dans 85% des cas. Rappelons que la décentralisation-dépénalisation du stationnement payant sur voirie est entrée en vigueur le 1er janvier 2018. Cette réforme a fait du stationnement un dossier prioritaire pour les responsables territoriaux. Pour autant, 10% des territoires gèrent le stationnement à l’échelle intercommunale et 5% en font une compétence partagée entre communes et EPCI.
DES MODES DE GESTION ENCORE DIFFÉRENTS ENTRE VOIRIE ET HORS-VOIRIE
Selon qu’il s’agit de stationnement sur voirie ou de stationnement en ouvrage, les choix de gestion sont souvent différents, d’où un pourcentage non négligeable de mixité des modes de gestion public-privé (27%). La gestion déléguée a augmenté (18% en 2018 contre 11% en 1990), les opérateurs proposant des solutions globales pour la gestion du stationnement en ouvrage et pour le paiement du stationnement (dématérialisation, abonnements).
LA RÉFLEXION SUR LES MODES DE GESTION A DÉJÀ EU LIEU
10% des villes et EPCI interrogés dans cette édition de l’Atlas mènent une réflexion sur la réversibilité de leur mode de gestion actuel du stationnement, un niveau comparable aux autres grands services publics locaux. Dans des éditions précédentes, les pourcentages étaient beaucoup plus élevés (26% en 2013, 22% en 2015). On était alors dans la phase de préparation de la décentralisation- dépénalisation du stationnement. La réforme semble aujourd’hui digérée techniquement.
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UNE COMPÉTENCE ENCORE LARGEMENT COMMUNALE
La gestion du stationnement demeure très majoritairement une compétence communale, exercée par les communes dans 72 % des cas. Les maires conservent ainsi un contrôle direct sur un service étroitement lié à la politique de mobilité locale, à la régulation du trafic et aux relations quotidiennes avec les usagers. Le transfert à l’échelle intercommunale reste limité : 12 % des collectivités ont confié cette compétence à leur EPCI, tandis que 15 % relèvent de compétences partagées. Cette répartition traduit la volonté des communes de préserver un levier stratégique pour l’attractivité des centres-villes et la gestion de l’espace public, même si des dynamiques intercommunales émergent ponctuellement, notamment pour la gestion des parkings en ouvrage ou dans les territoires fortement urbanisés.
DES MODES DE GESTION DIFFÉRENCIÉS SELON LES FORMES DE STATIONNEMENT
Les modes de gestion du stationnement présentent une forte diversité, reflétant la pluralité des typologies de stationnement. La gestion directe demeure le mode le plus fréquent (42 % des collectivités), devant la gestion déléguée (31 %) et les modèles combinés (20 %). Cette répartition s’explique largement par la distinction entre le stationnement sur voirie, souvent exploité en régie municipale, et le stationnement en ouvrage, plus fréquemment confié à des opérateurs spécialisés ou à des sociétés publiques locales (SPL).
Sur le temps long, les équilibres ont évolué sans rupture majeure : après un léger recul de la gestion directe entre 1990 et 2015, celle-ci est redevenue majoritaire en 2019 avant de représenter 42 % en 2025. La gestion déléguée, historiquement stable autour de 30 %, a connu un repli en 2019 avant de se rétablir à son niveau actuel. La baisse de la gestion combinée entre 2019 et 2025 illustre la recherche d’un équilibre entre maîtrise publique et recherche d’efficacité et de performance opérationnelle via des partenariats avec des acteurs spécialisés tels qu’Indigo ou Q-Park lorsque les enjeux d’exploitation le justifient.
UNE STABILITÉ MARQUÉE, MALGRÉ DES AJUSTEMENTS PONCTUELS
Depuis 2019, les changements de mode de gestion restent limités : 9 % des collectivités ont modifié leur organisation (ou l’envisagent), tandis que 65 % ont maintenu leur modèle existant. Ce faible changement témoigne d’une maturité du secteur, renforcée par les réformes de décentralisation de 2018, qui ont clarifié les responsabilités locales en matière de stationnement.
Les évolutions observées sont le plus souvent liées aux échéances contractuelles, en particulier lors du renouvellement de DSP. La réversibilité des modes de gestion demeure ainsi possible, mais elle s’inscrit majoritairement dans une logique d’optimisation à la marge plutôt que dans des transformations structurelles du modèle de gestion du stationnement.
Le saviez-vous
Tendances et chiffres clés en [[ currentYear ]]
Notre échantillon porte sur [[ texts.total ]] collectivités.
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